PARIS, FRANCE – La saga de l'héritage de Michael Jackson continue de déchaîner les passions et les batailles juridiques, près de dix-sept ans après le décès tragique du Roi de la Pop. Au cœur de cette nouvelle flambée de tension se trouvent Paris Jackson, la fille de la star, et les deux exécuteurs testamentaires de la succession, John McClain et John Branca. La jeune femme accuse ces derniers de pratiques financières opaques et de gonfler leurs frais, tandis que la justice semble donner raison aux gestionnaires du patrimoine.
La Guerre des Frais : Paris Jackson Exige la Transparence
Les tensions sont remontées d'un cran suite à la demande des avocats des exécuteurs de se faire rembourser leurs frais de justice. Ces dépenses découlent directement d'une requête déposée l'année dernière par Paris Jackson. La fille du chanteur s'était adressée aux tribunaux, exprimant de sérieux soupçons quant à la gestion des actifs paternels. Elle réclamait un relevé détaillé des dépenses, jugeant les informations fournies jusqu'alors insuffisantes et opaques.
Selon les informations rapportées, Paris Jackson avait mis en lumière des chiffres alarmants, notamment les 10 millions de dollars perçus par les exécuteurs rien qu'en 2021. Elle soulignait que ce montant représentait « plus du double que le montant versé à n’importe quel bénéficiaire », incluant elle-même, ses frères Prince et Bigi, ainsi que leur grand-mère, Katherine Jackson.
Une Justice qui Soutient les Exécuteurs
Cependant, les allégations de Paris Jackson ont été rejetées par la justice. Les exécuteurs ont déposé avec succès une motion anti-SLAPP (pour contrer une procédure bâillon), une décision qui valide leur position et leur ouvre la voie pour réclamer le remboursement de leurs frais engagés pour se défendre. La note qui leur est adressée s'élève à 115 000 dollars, détaillant 93 924,63 dollars d'honoraires et des frais annexes liés spécifiquement à la requête anti-SLAPP.
La réaction de l'entourage de Paris Jackson a été immédiate et véhémente. Un porte-parole a dénoncé cette action comme une tentative « de prendre encore plus d’argent à la famille Jackson et s’en mettre plein les poches ». L'actrice et chanteuse de 27 ans maintient fermement ses accusations et a promis de « continuer à se battre » pour obtenir une transparence totale sur les comptes de la succession.
Un Patrimoine Qui Fait Tourner les Têtes
De leur côté, John McClain et John Branca défendent ardemment leur gestion. Ils rappellent qu'à la mort de Michael Jackson en 2009, le patrimoine était lourdement endetté, affichant un déficit de 500 millions de dollars. Leur argument principal repose sur leur capacité à avoir redressé la situation, transformant une entreprise au bord de la faillite en un empire financier florissant.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon le magazine Forbes, le patrimoine de Michael Jackson est aujourd'hui estimé entre 2 et 3,5 milliards de dollars. Rien qu'en 2025, il aurait généré 105 millions de dollars de revenus. Les exécuteurs précisent que depuis le décès du chanteur, Paris Jackson a déjà touché 65 millions de dollars issus des bénéfices générés par leur gestion.
L'Impact du Biopic et les Désaccords sur les Projets
L'actualité de la succession est également marquée par la sortie prochaine du biopic très attendu, « Michael », prévu pour avril. Ce film, réalisé par Antoine Fuqua, met en scène Jaafar Jackson, le neveu du défunt artiste. Il est coproduit par John Branca et John McClain, ce qui ajoute une couche supplémentaire de tension. Paris Jackson a publiquement déclaré ne pas être impliquée dans ce projet, affirmant que ses recommandations concernant le film sont restées lettre morte.
Cette nouvelle phase de la bataille juridique met en lumière une tension persistante entre la volonté des héritiers de contrôler l'image et les finances de leur père, et la nécessité pour les exécuteurs de prouver la légitimité de leurs actions face à une fortune qui continue de croître. Alors que le patrimoine se porte au mieux, la question de la répartition et de la transparence des coûts de gestion reste un point de discorde majeur, promettant de longs développements devant les tribunaux.